Personnages

Découvrez des personnages emblématiques de l’Escalade…

image de royaume

Mère Royaume

Catherine Royaume, née Cheynel ou Cheynet ou encore Cheyney, dite la mère Royaume ou Dame Royaume, née vers 1542 à Lyon et morte entre 1603 et 1605 à Genève est une figure historique genevoise. D’après la légende, elle aurait participé héroïquement à l’épisode de l’Escalade.

Née à Lyon entre 1540 et 1545, fille de Claude Cheyney2, elle épouse d’abord un maître d’armes, Jehan Esmyon, puis, devenue veuve, épouse le 12 avril 1564 à Lyon, Pierre Royaume, fils de Mathieu Reaulme, un potier d’étain. Les Royaume quittent Lyon pour fuir les persécutions contre les huguenots et s’installent à Genève en septembre 1572.

Une fois exilé à Genève, Pierre devient graveur de monnaie et de ce fait, le couple réside près de la porte de la Monnaie. Le 15 septembre, Pierre Royaume est admis comme habitant de Genève, trois semaines après le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572) qui eut des répercussions à Lyon. La bourgeoisie genevoise est accordée aux Royaume le 17 janvier 1598.

Les Royaume ont 14 enfants dont plusieurs meurent en bas-âge.

La légende veut que Dame Royaume faisait mijoter une soupe aux légumes dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602. Or c’est cette nuit-là que choisissent les Savoyards pour se lancer à l’assaut de Genève. Dame Royaume se serait saisie de la marmite de soupe et l’aurait lancée de sa fenêtre sur la tête d’un soldat savoyard. C’est ce geste qui l’a rendue célèbre et qui a donné naissance, plusieurs centaines d’années après, à la tradition de la marmite en chocolat, garnie de légumes en massepain.

Il est évident que, si la Mère Royaume est l’une des seules femmes à être restée dans la légende de l’Escalade, elle ne fut pas la seule cette nuit-là à lancer depuis sa fenêtre des objets sur les assaillants savoyards. Tables, chaises et autre meubles devaient en effet allègrement voler dans les rues de la ville. On citera aussi Dame Piaget qui jeta sa clef aux défenseurs de la ville.

Si le rôle qu’elle a joué est aujourd’hui contesté, il n’en demeure pas moins qu’elle reste le symbole de la résistance et de l’héroïsme des Genevois durant la nuit qui vit mourir 18 des leurs. En jetant sa marmite sur la tête d’un assaillant, elle est entrée dans la légende en devenant l’héroïne populaire des Genevois, une figure de leur histoire et le symbole de leur patriotisme.

La descendance du couple Royaume se monte à 1951 personnes dont plus de 1000 seraient encore vivantes en 2009. Le patronyme a disparu en 1722 avec le décès de Madeleine Royaume, mais les branches de Pierre, d’Étienna et de Jeanne Royaume se poursuivent jusqu’à nos jours.

Depuis 1936, l’ancienne rue de la Paix, à Genève, porte le nom de la famille de son mari, la rue Royaume.

Source : Wikipedia

La Clémence

Bien que n’étant pas une personne, la Clémence joua un rôle crucial lors de la nuit de l’Escalade.

En effet, lorsque l’alarme est donnée à 2 h 30, la Clémence (cloche de la cathédrale Saint-Pierre) et le tocsin sonnent, très vite relayées par toutes les cloches des temples de Genève.

La Clémence est fondue par le magister campanarum genevois Guerri de Marclay (qui travaillera également au château de Ripaille pour le compte du duc Amédée VIII de Savoie) et baptisée par l’évêque Jean de Lornai le 25 octobre 1407. D’un poids de six tonnes, La Clémence protège Genève du démon et des fléaux par ces prières :

« Laudo Deum Plebem voco, convoco clerum, Defunctos ploro, pestem fugo, festa decoro, Vox mea cunctorum est terror doemoniorum.

Je proclame au Peuple la Parole de Dieu, je convoque le clergé, Je pleure les défunts, je mets en fuite la peste, j’anime la fête, Ma voix plus que tout est la terreur des démons. »

Fondue à l’origine en 1407, elle fut deux fois refondue, d’abord en 1867, puis en 1902.

Caractéristiques : 6238 [kg], 2.14×2.19 [m] (HxD), située dans la Tour Nord, joue un Sol2.

Source : Wikipediahttp://quasimodosonneurdecloches.ch

Plainpalais

D'Albigny

Charles Emmanuel Philibert de Simiane, seigneur d’Albigny (1570 – Turin, 17 février 1609)

Charles de Simiane (l’une des plus anciennes et illustres familles provençales datant du début du XIIe siècle), seigneur d’Albigny (à l’origine de la branche des marquis de Pianezze) et de Cabannes, marquis de Roat et de Maret, est le fils de Bertrand-Rambaud de Simiane, baron de Gordes et de Caseneuves, qui est lieutenant-général en Dauphiné.

Charles de Simiane, ardent ligueur, est gouverneur de Grenoble pour la Ligue, de 1588 à 1590. Attaché au duc de Nemours, il prend part à la conspiration contre Lyon fomentée par le duc, en septembre 1593. Mais il est fait prisonnier, le même jour que le duc, lors d’un combat avec des Lyonnais qui gardent les portes de la ville, le 18 septembre. Il est libéré en échange d’un serment de fidélité prêté aux échevins lyonnais ; cependant, loin de tenir sa parole, il sert de négociateur à la fois pour le marquis de Saint-Sorlin, frère du duc de Nemours, et pour les échevins.

Puis il rompt officiellement son serment et est fait à nouveau prisonnier. Libéré après les soulèvements de février 1594 en échange d’une rançon, il demeure à Lyon et reste très fidèle au camp nemouriste. Il participe alors, le 26 juillet 1594, à l’évasion du duc de Nemours, prisonnier au château de Pierre-Scize.

Après le traité de Lyon en 1601, il entre au service du duc de Savoie, Charles-Emmanuel Ier, et devient, en 1602, gouverneur de Savoie et «Lieutenant general du Duc en ses païs deça les mo[n]ts».

Il participe à la célèbre bataille appelée “L’Escalade de Genève” dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, lors de laquelle, à la tête des troupes du duc de Savoie, il tente de s’emparer de Genève par surprise en escaladant les murailles de la ville.

Il épouse le 26 février 1607 une fille naturelle du duc de Savoie, Mathilde de Savoie († Suse 1639), marquise de Pianezze, qui le fait prisonnier et probablement assassiner le 17 février 1609.

Source : Bergamot

image de Charles Emmanuel Ier de Savoie

Charles-Emmanuel Ier

Charles-Emmanuel Ier, dit le Grand, né au château de Rivoli le 12 janvier 1562, mort à Savigliano le 26 juillet 1630, fut duc de Savoie et prince de Piémont de 1580 à 1630. Il était fils d’Emmanuel-Philibert, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Marguerite de France (le dernier enfant de François Ier).
Charles-Emmanuel succède à son père à l’âge de 18 ans. L’un de ses premiers actes est de rompre avec Genève en ayant comme but la reconquête du Chablais. Les coups de main effectués depuis Thonon en 1581-1582 sont un échec. […]

Henri IV, après avoir envahi la Savoie et le Piémont, se fait céder le Bugey, le Valromey et le pays de Gex par le traité de Lyon en 1601. Toutefois, le marquisat de Saluces devient définitivement une possession de la Maison de Savoie.

Charles-Emmanuel projette alors d’investir la ville de Genève, capitale spirituelle du calvinisme. Mais son expédition hasardeuse du 11 décembre 1602 : « L’Escalade », entreprise avec des mercenaires menés par d’Albigny, est un échec encore commémoré par la cité suisse. En 1603, il est contraint de signer avec Genève le traité de Saint-Julien garantissant à la cité la paix et nombre de droits. Le 25 avril 1610, il signe le traité de Bruzolo avec François de Bonne de Lesdiguières représentant du roi de France Henri IV. […]

On admirait son courage, ses talents militaires et sa finesse dans la négociation. Il est vrai qu’en abusant de ce dernier avantage, Charles-Emmanuel se rendit suspect aux cours étrangères et s’embarrassa dans des guerres ruineuses, qui durant son long règne ne laissèrent pas au peuple assez de repos pour jouir de sa gloire. Mais ces reproches trouvent une excuse dans les circonstances des temps et des lieux. Les ducs de Savoie placés entre deux grandes puissances rivales, également empressés de dominer l’Italie, auraient infailliblement succombé sous leurs efforts, s’ils n’eussent suppléé la force par l’adresse. […]

En 1630, alors que l’Autriche attaque de nouveau le royaume de France, Charles-Emmanuel Ier s’allie, comme son grand-père, avec l’Empire. Louis XIII en personne s’empare de la Savoie qui est occupée sauf Montmélian, mais le roi doit se retirer à Lyon à cause de la peste. En Piémont, Pignerol est prise et le duc meurt d’apoplexie le 26 juillet 1630 en défendant le passage du Val Maira.

Son corps est inhumé dans l’église du monastère Saint-Dominique de Savigliano (Piémont).

Source : Wikipedia

Tabazan

François Tabazan né en 1534 et mort en 1624 est un bourreau genevois.

Les Tabazan sont considérés tantôt comme des Gessiens, tantôt comme des Savoyards originaires de Chilly (depuis 1355, le Pays de Gex est soumis à l’autorité du duché de Savoie). Un Pierre Tabazan est reçu bourgeois de Genève en 1490, la famille est donc établie à Genève au moins un siècle avant l’Escalade.
Certains aïeux et enfants de François Tabazan auraient aussi été bourreaux. La fonction d’exécuteur des hautes œuvres de Justice se transmettait de génération en génération.

François Tabazan est connu par le rôle qu’il a joué le lendemain de l’attaque savoyarde sur Genève – l’Escalade – le 12 décembre 1602 ; il a en effet torturé par estrapade, puis pendu ou étranglé 13 prisonniers savoyards (strophes 30-31).

Il a ensuite décapité les corps des ennemis qu’il avait exécutés, ainsi que ceux de 54 autres cadavres d’assaillants. Les 67 corps furent jetés dans le Rhône et les 67 têtes exposées au bout de piques, au lieu même de l’attaque savoyarde, sur le bastion de l’Oye. Les têtes ainsi exposées jusqu’au 21 juillet 1603, date la signature du traité de Saint-Julien, devaient montrer à ceux qui voulaient s’en prendre à Genève, quel sort leur serait réservé. Hasard ou non, le nombre de 67 têtes tranchées – bien attesté – coïncide avec les 67 ans de l’adoption de la Réforme depuis 1535-1536 (officiellement le 21 mai 1536), Réforme qui avait justement été mise en péril par l’attaque.

L’atrocité et la cruauté de la mise à mort des prisonniers savoyards doivent être remises dans leur contexte. En effet, en 1602, Genève et la Savoie étaient liés par des accords de non-agression. Le duc Charles-Emmanuel Ier avait en effet juré, après plusieurs décennies de guerres, de laisser Genève en paix. La justice genevoise considéra donc cette agression nocturne et surprise comme le fait de brigands et de voleurs.

Une rue de la ville de Genève a été nommée en l’honneur de la famille Tabazan. Elle se situe en Vieille-Ville de Genève, parallèle à la rue Beauregard, et débouche d’un côté sur la rue de l’Athénée, de l’autre sur la place Franz-Liszt. Au no 9 de la rue, est suspendue une enseigne représentant un bourreau, coiffé d’un bonnet rouge, l’épée à la main. Mais c’est au no 6 de la rue Tabazan qu’ont vécu le bourreau et sa famille.

Le détail qui distingue la maison du bourreau, au no 6, est l’escalier extérieur qui désignait, à l’époque où existaient encore des bourreaux à Genève, une maison dite de fonction.

Un dossier peut être consulté aux Archives d’État de Genève, rue de l’Hôtel-de-Ville. On y trouve des photos de la demeure avant sa rénovation toute récente.

Source : Wikipedia

image de armue du petardier

Picot, le pétardier

À côté des «capitaines et gentilshommes» dont les anciens récits de l’Escalade ont retenu le nom, nous est parvenu celui d’un soldat, le pétardier Picot, qui fut le protagoniste de l’un des épisodes majeurs de l’Escalade. Petit rappel des faits: lorsque le corps d’élite qui avait réussi à s’introduire dans la ville au moyen des échelles fut découvert, Brunaulieu, selon un plan soigneusement préparé, divisa ses hommes en cinq groupes chargés d’attaquer simultanément différents passages stratégiques. L’objectif le plus important était de faire sauter la porte Neuve, dont l’ouverture devait permettre au gros des troupes savoyardes, stationné à Plainpalais, d’investir la ville. À cette fin, Picot, chargé de cette mission cruciale, allait faire usage du pétard, engin explosif d’invention récente que l’on appliquait contre l’obstacle à abattre.

« Picô vegnai avoi grande ardiesse…»

Lui et ses compagnons d’armes se précipitèrent donc vers la porte Neuve, prenant à revers les treize hommes du corps de garde, dont quelques-uns s’enfuirent; mais l’un des soldats restés sur place, Isaac Mercier, eut la présence d’esprit de trancher la corde retenant la lourde herse, qui en s’abattant empêcha Picot de placer son engin: «Le petardier […], voyant la coulisse abbattue, fut grandement estonné, & son desseing rompu». La porte resta close, Genève était (presque) sauvée… Bien que les témoignages de l’époque divergent quelque peu sur les circonstances exactes de sa mort, il semble que Picot fut tué à la porte Neuve d’un coup d’arquebuse ou de mousquet à la tête lors de la contre-attaque genevoise: «le pétardier fut abattu, comme Dieu voulut, roide mort par une mousquetade».

Source : MAH Genève

theodore de beze

Théodore de Bèze

Il naît à Vézelay en 1519. Élevé dès l’âge de huit ans par un tuteur, Melchior Volmar, luthérien qui lui enseigne le grec, le latin et l’hébreu, il continue sa formation à Bourges où il apprend le droit. Avec Volmar, il devient un lecteur assidu de la Bible, il est très marqué par un traité de Heinrich Bullinger (1504-1575), le successeur de Zwingli (1484-1531) à Zurich, qui lui fait « connaître la vraie piété » selon ses propres termes. Mais, en même temps, il mène une vie joyeuse d’étudiant, approfondit sa connaissance des langues, compose des poèmes.

En 1548, à la suite d’une maladie, il se convertit au protestantisme, se marie, et part à Genève où il conçoit une admiration sans borne pour Jean Calvin. Il est requis par Pierre Viret pour occuper une chaire de grec à l’Université de Lausanne. Il y fréquente des théologiens et devient un ardent défenseur de la Réforme.

Il devient rapidement une personnalité de premier plan dans le monde de la Réforme à côté de Calvin, Farel et Viret.

Il reste à Lausanne jusqu’en 1558, date à laquelle il s’installe à Genève où il va enseigner la théologie et le droit. Il devient l’homme de confiance de Calvin.

Au colloque de Poissy en 1562, Théodore de Bèze refuse de transiger sur le contenu de la communion et écarte définitivement toute possibilité de faire coexister les deux religions dans le royaume de France.

Pendant la première guerre de religion (1562-1563), il est à Orléans comme secrétaire du prince Louis de Condé.

De retour à Genève, il succède à Calvin à la tête de la Compagnie des pasteurs, à la mort de celui-ci en 1565. Malade, il renonce à son rôle au sein de la Compagnie des pasteurs en 1580. Il passe le reste de ses jours à Genève en se consacrant à la théologie, à la littérature, l’histoire et la poésie. Il défend la doctrine réformée et poursuit l’organisation des Églises protestantes en France. Il correspond avec les princes protestants pour obtenir le concours des États allemands dans la lutte contre la Ligue.

Dans ses vieux jours il eut la tristesse de voir le roi Henri IV se convertir au catholicisme, malgré les exhortations qu’il lui adressa en 1593. Malgré la bizarrerie du fait, on doit signaler qu’en 1596 les Jésuites firent courir le bruit en Allemagne, en France, en Angleterre et en Italie que Bèze et l’Église de Genève étaient revenus à la foi de Rome, et Bèze répondit par une satire où l’on voyait qu’il n’avait rien perdu de l’ardeur de sa pensée et de la force de son expression. En 1597, il reçoit par trois fois l’abbé François de Sales (futur évêque de Genève, mandaté par le pape Clément VIII). Au jeune prêtre qui avait converti le Chablais voisin sans le recours des armes, Théodore de Bèze déclara qu’il était « prêt à quitter sa religion si on lui pouvait faire voir qu’il fût en erreur et qu’il priait Dieu de le lui faire connaître ». Si les tentatives de conversion du prêtre catholique tournèrent court, au moins les deux hommes ressentirent-ils l’un pour l’autre une vive estime.

La nuit de l’Escalade, du 11 au 12 de décembre 1602, Théodore de Bèze dormait paisiblement et ne fut alerté de ce qui s’était passé qu’au lendemain, une fois les combats finis.

Théodore de Bèze mourut dans sa maison de Genève, huit ans plus tard, le 13 octobre 1605 et on ne l’enterra pas, comme Jean Calvin, au cimetière général, à Plainpalais (car les Savoyards avaient menacé d’enlever son corps et de l’amener à Rome), mais à la Direction des Magistrats, au Temple Saint-Pierre.

Source : Musée Protestant & Wikipedia

Isaac Mercier

Originaire d’Ystenay en Lorraine, on lui connait des frères, morts jeunes et des sœurs – notamment une Antoinette qui, en 1605, apparait dans les registres comme victime de diffamations et d’injures de la part d’un soldat.

Le père d’Isaac, Gilles Mercier, est reçu habitant de Genève en 1568 et occupe une fonction de messager, acheminant des courriers notamment depuis et vers Lyon.

Le 23 septembre 1594, il épouse Nicolarde Trossier. De cette union naissent trois enfants, dont deux morts en bas âge. Il semble qu’Isaac Mercier ait eu, dès 1590, une carrière essentiellement militaire au sein de la garnison. On ne connait pas son grade avant l’Escalade, mais en 1606, sans doute en remerciement de son action, il est caporal1.

Isaac Mercier se distingua à 29 ans lors de L’Escalade, dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602 (calendrier julien). Suite à l’escalade de la courtine de la Corraterie par 200 soldats d’élite, les combats s’engagent entre habitants et assaillants. Ces derniers se dirigent vers la porte de Neuve avec l’objectif de la pétarder et de laisser ainsi pénétrer dans la cité le gros des troupes de cavalerie et de mercenaires (environ 2 000 hommes) stationnées en retrait à Plainpalais.

Alors que le pétardier Picot s’affaire à son entreprise, Isaac Mercier l’aperçoit et tranche la corde qui retient la herse de la porte de ville. Ainsi, il contre les plans stratégiques des troupes savoyardes et empêche tout renfort extérieur de l’ennemi. Une tradition différente explique que Mercier aurait reçu l’ordre de baisser la herse de Jean Vandel (future victime de l’Escalade). Cet acte permet à Genève de résister contre le faible nombre de Savoyards entrés dans la ville, puis de les repousser et enfin de préserver son indépendance.

Eu égard à la valeur et aux conséquences heureuses de son acte, Isaac Mercier obtint le titre de bourgeois de Genève le 19 janvier 1603 et reçut de la part de la Compagnie des Pasteurs et de la Seigneurie, respectivement un ducaton d’argent et deux ducatons. En 1630, on le gratifia encore d’un thaler. Plusieurs couplets du «  Cé qu’è lainô » font directement référence à cet épisode.

Aujourd’hui, bien que la mémoire de son nom soit moindre à côté de ceux de la Mère Royaume ou de Dame Piaget, la mémoire de son geste reste bien présente dans la tradition. Une plaque commémorative (offerte par la Compagnie de 1602 et inaugurée le 11 décembre 1938) est apposée à l’emplacement présumé de l’ancienne porte de Neuve au bas de la rue de la Treille (Place de Neuve).

De plus, une place à Genève (située dans le quartier de la Gare, au bas de la rue Voltaire) porte le nom d’Isaac Mercier depuis 1929.

Source : Wikipedia

Dame Piaget

Jeanne Baud dite Dame Piaget, née aux alentours de 1570 et morte le 14 septembre 1630, est avec la Mère Royaume l’une des deux héroïnes de l’Escalade à Genève.

Son père est Claude Baud (de Pressily) et sa mère Marie Varro. Elle devient Dame Piaget, le 31 octobre 1585, lorsqu’elle épouse, âgée de seulement une quinzaine d’années, Julien Piaget, citoyen de Genève veuf depuis une année et riche négociant en soie et tissus. Lors de l’Escalade, elle n’est âgée que d’une trentaine d’années.

Lors de l’attaque savoyarde dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, Jeanne Piaget se distingue en jetant aux défenseurs genevois – depuis sa fenêtre – la clef de l’allée traversante de son immeuble. Les Genevois peuvent alors ouvrir le passage et contre-attaquer les Savoyards.

Cet acte anodin doit se comprendre de la façon suivante dans le contexte suivant : Genève était entourée d’une première enceinte (dite des Réformateurs, datant du milieu du XVIe siècle), puis d’une seconde enceinte (dite de Marcossey, datant du XIVe siècle) constituée notamment à la Corraterie par la base des immeubles d’habitation. Lorsque les Savoyards franchissent la courtine de la Corraterie, ils se retrouvent donc entre deux enceintes, dans un terrain désert et en pente.

Cherchant à pénétrer dans la ville, ils se précipitent en trois points cruciaux, à la porte de la Monnaie, à la porte de Neuve (pour la pétarder) et vers les allées traversantes donnant accès à la rue de la cité. Or, ces allées sont fermées ; ils cherchent donc à les pétarder. En recevant la clef de l’immeuble de Dame Piaget, les défenseurs peuvent ainsi par surprise ouvrir la porte et tuer les Savoyards amassés derrière celle-ci. La tradition qui veut que la clef ait servi aux genevois à refermer la porte pour se protéger est une mauvaise compréhension de la stratégie défensive de la ville.

Notons que lors de cet épisode, plusieurs genevois perdent la vie, notamment Abraham de Baptista, serviteur de Julien Piaget.

Une autre anecdote raconte que Dame Piaget aurait, par peur, poussé une lourde armoire derrière sa porte pour se barricader; et qu’au matin, il aurait fallu la force de plusieurs hommes pour la remettre en place. Cette anecdote est proprement infondée et sa trace ne se retrouve dans aucun registre ou récit de l’époque. Il semble qu’il s’agisse d’un mythe inventé au plus tôt à la fin du XIXe siècle.

Tout comme la Mère Royaume, Dame Piaget est représentée par Mme Véronique Barberis dans le cortège de l’Escalade, à l’occasion des célébrations officielles et populaires du 12 décembre. Par ailleurs, un mascaron situé au pied de l’immeuble où se dressait autrefois l’habitation de Dame Piaget semble la représenter. Toutefois, la confusion avec la Mère Royaume est possible.

Source : Wikipedia

La Compagnie de 1602 commémore chaque année l’anniversaire de la bataille de l’Escalade, qui a eu lieu dans la nuit du 11 au 12 décembre de l’an 1602. Il s’agit d’une tentative échouée de Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie, de prendre Genève par surprise en escaladant son enceinte.

Elle recrée ainsi, durant trois jours, des scènes de la vie quotidienne genevoise à l’aube du XVIIe siècle.

Avec plus de 2’200 membres, dont 800 costumés, elle constitue aujourd’hui la plus grande société historique de notre pays. Dans ses rangs se trouvent des citoyen.ne.s de tous âges, origines et confessions.

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