Lieux

Découvrez des lieux emblématiques de l’Escalade…

Représentation de l'Escalade [...] le 12 Décembre 1602.

  1. Le Sire d’Albigny commandant l’expédition
  2. Les troupes de Savoie qui attendent en Plainalais
  3. Aides de camp envoyés au Duc au premier coup de canon
  4. l’Escalade au mur du parapet de la Corraterie
  5. Coup de canon qui abat les échelles
  6. Combat à la Corraterie à la Tertasse et à la Treille
  7. Genevois qui viennent de St Léger pour prendre part au combat
  8. Porte de Neuve
  9. Avancée
  10. Tour et porte de la monnaie
  11. Tour de la Corraterie qui existe encore
  12. Porte de la Tertasse
  13. Porte de la Treille
  14. Maison de Ville
  15. Châtiment des Savoyards sur le bastion de l’Oye
  16. Pieux sur lesquels les ouvriers étendaient des étoffes pour les sécher, et que les ennemis prirent pour une embuscade
  17. Troupes de Savoie qui se retirent ayant vu leurs échelles abattues

Plan de la Ville de Genève en 1850 d’après le Relief Magnin.

On se représente très bien la porte de Neuve, aujourd’hui démolie.

Source : Geneve1850

image de porte de la monnaie

Porte de la Monnaie

Les évêques commencèrent à frapper monnaie au XIe siècle, ils trouvèrent un concurrent dans le comte de Savoie qui ouvrit un atelier à Cornavin en 1448. A partir de 1535, la ville émit ses propres monnaies.

Après la Réforme, vers 1543, on fit de la chapelle de Notre-Dame-du-Pont ou plutôt de l’hospice qui lui était annexé, l’Hôtel de la Monnaie genevoise. Ce bâtiment donnait à la fois sur les rues de la Confédération et de la Monnaie actuelles. De là, l’application de ce nom à cette dernière et à la porte qui s’ouvrait sur la Corraterie et qui fut démolie en 1831.

C’est au-dessus de la porte de la Monnaie qu’habitait le fondeur d’étain Pierre Royaume, mari de la célèbre mère Royaume.

Cé qu’è lainô

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Un Savoyard, auprès le la Monnaie
Fut tué d’un grand coup de marmite
Qu’une femme lui expédia dessus;
Il tomba mort, froid et raide étendu.

Source : GE.ch

image plan billon porte de la monnaie

Emplacement de la Porte de la Monnaie sur le plan Billon en 1728.

image plaine de plainpalais

Plainpalais

Située au centre du delta formé par l’Arve avant sa jonction avec le Rhône, la zone de la plaine de Plainpalais est une île qui est progressivement transformée en pâturage pendant le Moyen Âge à la suite de travaux d’assèchement des marais.

Progressivement transformée en espace de loisirs –  on construisit un jeu de Mail (sorte de croquet) payé par le duc de Rohan -, la plaine est entourée d’arbres dès 1637 et prend ses dimensions et sa forme actuelles en 1662 lors de la disparition des fortifications de la ville. En 1848, la plaine devient la propriété de la commune de Plainpalais et, en 1896, est le site de l’Exposition nationale. À partir de cette époque, la plaine accueille régulièrement les marchés de fruits et légumes de la région. Le 9 novembre 1932, une fusillade éclate sur l’extrémité sud de la plaine, tuant 13 manifestants. Un monument commémoratif a été dressé à l’endroit de la manifestation.

Lors de la nuit de l’Escalade, les troupes commandées par d’Albigny attendent à Plainpalais que les assaillants fassent sauter la porte.

Source : Wikipedia

image de plaine de plainpalais

D’Albigny commandant les troupes savoyardes en attente à Plain Pallais.

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Porte de Neuve

En 1564, pour mieux protéger la ville contre les attaques surprises, on décida de supprimer plusieurs sorties de ville et de les remplacer par une seule et nouvelle porte appelée la porte Neuve (à gauche du boulevard de l’Oie).

En 1740, on édifia en avant de cette porte, un bâtiment monumental auquel on accédait par un pont-levis jeté sur les larges fossés appelés “la grande mer”. L’ingénieur cantonal Guillaume-Henri Dufour avait ses bureaux dans ce bâtiment.

L’espace ainsi dégagé fut utilisé pour construire en 1783 un théâtre du côté des Bastions et, en 1826, le Musée Rath, en face.

Quand la porte Neuve fut démolie en 1853, en même temps que les fortifications et une place fut créée à l’emplacement de la Porte Neuve. Et c’est pourquoi, la place actuelle est officiellement dénommée: Place de Neuve. (Place de “la Porte” Neuve)

La place de Neuve reçut sa forme actuelle avec l’édification en 1858 du Conservatoire de musique et, en 1879, du nouveau Grand-Théâtre (anciennement Théâtre de Neuve).

La statue équestre du général DUFOUR y fut élevée en 1884.

Source : GE.ch

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Place de Neuve en 1850, on voit nettement la porte dont le bâtiment servit de bureaux au Général Dufour.

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La Treille

C’est la plus ancienne promenade de la ville puisqu’elle date de 1515. A l’origine, les Crêts-Baudet étaient des terrains irréguliers, en partie incultes, en partie couverts d’arbres, de vignes (d’où le nom de treille) et de taillis.

Ils furent aménagés au milieu du XVIe siècle. On planta alors des noyers et des mûriers qui furent remplacés, en 1706, par les marronniers.

En 1706, on créa la rampe vers le manège et, entre 1711 et 1713, celle vers la porte de Neuve.

“Le plus long banc du monde” date de 1767.

Cé qu’è lainô

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Ils [les Genevois] s’en allèrent vite sur la Treille;
Un d’entre eux s’avança avec adresse
Et fit aller chercher les mantelets
Pour s’en servir comme de parapets.

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Par ce moyen on prit le corps de garde,
Où l’ennemi faisait bien bonne garde;
Il fallut le laisser aux Genevois,
Au déshonneur de toute la Savoie.

Source : GE.ch

image place de neuve

Place de Neuve en 1850, on voit nettement la porte dont le bâtiment servit de bureaux au Général Dufour.

Porte de la Tertasse

Tertasse

Une tertasse ou tartasse est un mur – de fortification notamment – épais de 9 à 10 pieds et formé de matériaux divers, y compris des pierres de l’époque romaine, tel que celui qui borde cette rue montante entre la Treille et la Grand-Rue.

Cé qu’è lainô

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Ils se rendirent vite à la Tertasse
Où l’ennemi criait de grande rage:
“Vive Espagne! Hourra! Vive Savoie!
C’est maintenant qu’on tient les Genevois!”

Source : GE.ch

image de tertasse

Emplacement de la Rue de la Tertasse sur le plan Billon en 1728.

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Tour de la Corraterie

Pendant les foires, le marché aux chevaux se tenait dans cette rue qui s’appelait ” Carreria corrateriae equorum”. L’abréviation était indiquée. Le nom Corraterie peut s’appliquer aussi bien au courtage proprement dit qu’à la course des chevaux.

Au XVIIe siècle, le premier manège genevois s’établit à cet endroit et les premiers maîtres d’équitation, en même temps maquignons, étaient appelés des “corratiers”.

Le nom de Petite-Corraterie qui était déjà celui de la partie légèrement surélevée et ombragée de la rue, située devant les immeubles Nos 9 à 15, a été également donné en 1952 au nouveau passage reliant la Corraterie à la Cité.

Pierre Cabriol, sergent dans notre petite armée, avait épousé Marie Trolliet, de Rolle, qui lui donna cinq enfants. Il avait 36 ans lorsqu’il fut tué à la Corraterie, la nuit de l’Escalade.

Source : GE.ch

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Emplacement de la Rue de la Corraterie et la Tour sur le plan Billon en 1728.

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Tour Baudet

La porte prit probablement, dès 1451, le nom de son gardien : le vigile Robert Baudet (porta nova vocata Baudet). Elle fut ensuite habituellement dénommée “porte neuve” ou “porte Baudet”.

La première mention qu’on trouve de cet emplacement est du 20 juin 1515 : une pièce de terre, appartenant à Rodolphe de Novelles et située aux crêts de la porte Baudet, fut achetée à cette date par la communauté genevoise pour vingt florins, plus 10 florins pour racheter ce qu’on appelait le domaine direct du syndic Hugonin de Bourdigny […].

Touchant l’Arsenal s’ouvrait la porte Baudet. Elle était surmontée d’un corps de garde et se reliait au mur passant devant le Maison de Ville à la Tour Baudet… Elle fut démolie au moment de la construction de la caserne, édifiée de 1783 à 1788 sur l’emplacement de Saint-Aspre, et remplacée par le péristyle actuel, datant de 1783.

Source : Ville de Genève

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Emplacement de la Tour Baudet et l’Ancien Arsenal sur le plan Billon en 1728.

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Bastion de l'Oye

A l’époque de l’Escalade, la ville bénéficie de deux lignes de fortifications dont le bastion de l’Oie joue un rôle primordial. En effet, sans celui-là, il aurait été impossible aux Genevois de tirer au canon…

La nuit de l’Escalade, depuis le bastion de l’Oye, l’artillerie genevoise s’active et mitraille avec de la caillasse en direction du rempart afin de briser les échelles par lesquelles les ennemis en déroute tentent de fuir. Entendant au loin ce bruit, les troupes stationnées à Plainpalais pensent que la porte-Neuve vient de sauter. Se précipitant alors vers la ville, ils sont reçus par la canonnade.

Le lendemain, les prisonniers savoyards sont pendus haut et court sur le “belluard” (remblais de fortification, a donnée boulevard ; ndla) de l’Oie.

« […]Outre les tués sur la place, on en attrapa en vie treize, le nombre de leurs tuez, penduz et blecez les uns à mort, les autres estropies rudement, monte à trois cens François reniés et Savoyards. […] Ceci fait on s’est assemblé, pour adviser es occurrences et ce qu’on auroit à faire des prisonniers, et arresté qu’après qu’ils auront heu l’estrapade pour tacher de descouvrir les traistres de la ville desquels ils se sont vraysemblablement servis, après ce, qu’on les pende au boloard de l’Oye. »
Extrait du Registre du Conseil de Genève du 12 décembre 1602

Cé qu’è lainô

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Mais le Conseil en grande diligence
Fit leur procès, prononça leur sentence:
Qu’ils seraient tous pendus et étranglés
Sur l’Oie, ce beau belluard.

Source : Wikipedia

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Emplacement du bastion de l’Oye proche de la Porte de Neuve en 1728.

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Étrembières

Le château est le berceau de la famille d’Étrembières ; les chevaliers d’Étrembières sont cités depuis 1201 comme vassaux des comtes de Genève.

Il aurait été construit à la fin du xiiie siècle. Aymon de Quart, prince-évêque de Genève signe en 1309 au château un accord avec les bourgeois de Genève. Vers 1320, il est la possession de la famille de Compey. À la suite de l’assassinat de Bernard de Menthon par Philibert II de Compey survenu en 1479 et sa condamnation à mort, le duc de Savoie, confisque tous les biens de la famille de Compey dont le château d’Étrembières.

En 1539 il est aux mains de Marin de Montchenu. Il est rendu en 1526 à la famille de Compey, mais son possesseur, un autre Philibert de Compey, assassine à Genève un chanoine fribourgeois ; le château est de nouveau confisqué. Le duc Emmanuel-Philibert le donne en fief le 9 novembre 1559 à François-Prosper de Genève-Lullin.

En 1589 le château est brûlé et son gouverneur tué lors de la guerre qui oppose le duc de Savoie Charles-Emmanuel d’une part à Genève et au roi de France d’autre part. Place importante, il est remis en état de défense.

Clémence de Genève-Lullin, qui l’a reçu en dot de son père Prosper de Genève en 1589 lors de son mariage avec Bernard IV de Menthon, sans enfants, le lègue à l’hôpital d’Annecy le 8 mars 1606, à charge de ce dernier de verser une rente au chapitre de Notre-Dame-de-Liesse.

Source : Wikipedia

Le château des Terreaux (ou château de Châtillon)

Construit entre le XIVe siècle et le XVe siècle, le château des Terreaux (ou de Châtillon), était situé en contrebas du château d’Étrembières. Il appartenait à l’origine aux sires du Faucigny. En 1474, il est cédé à Pierre de Châtillon lors de son mariage avec Marguerite de Gerbais. Sans descendance, la place forte des Terreaux passe en 1530 entre les mains de Marius d’Arenthon.

En 1654, il est cédé en dot de mariage à François-Marie de la Fléchère, seigneur de Bellegarde, qui épouse Marie-Claudine d’Arenthon, nièce du prince évêque de Genève Jean d’Arenthon d’Alex.

Son dernier propriétaire, Pierre-Claude de la Fléchère, né dans ce château en 1722, seigneur de Châtillon, de Symond et de Sierne, devient Comte de Veyrier en 1770. Il abandonne dès lors le Château des Terreaux – qui tombe progressivement en ruines – et se fait construire une nouvelle demeure dans son nouveau fief.

Source : Etrembières

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Le château d’Etrembières près duquel était construit celui des Terreaux.

La Compagnie de 1602 commémore chaque année l’anniversaire de la bataille de l’Escalade, qui a eu lieu dans la nuit du 11 au 12 décembre de l’an 1602. Il s’agit d’une tentative échouée de Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie, de prendre Genève par surprise en escaladant son enceinte.

Elle recrée ainsi, durant trois jours, des scènes de la vie quotidienne genevoise à l’aube du XVIIe siècle.

Avec plus de 2’200 membres, dont 800 costumés, elle constitue aujourd’hui la plus grande société historique de notre pays. Dans ses rangs se trouvent des citoyen.ne.s de tous âges, origines et confessions.

Où nous trouver ?

Arsenal 18bis Quai Ernest-Ansermet
Case postale 3124
1211 Genève 3