Notre association est maintenant en mesure de vous fournir des nouveaux outils qui rendent ainsi notre site internet plus ludique, attractif et plus dynamique. Dans tous les cas, nous vous souhaitons une agréable et enrichissante visite de notre site internet et restons ouverts à vos remarques et/ou suggestions par le biais de notre page de contact. Bonne suite... |
Sondage
Articles populaires
Articles archivés
| Genève et Savoie en paix |
|
|
|
|
Le 12 décembre 1602 ancien style, c'est-à-dire pour les adeptes catholiques du nouveau Calendrier grégorien le 22 décembre, les Genevois se retrouvaient escaladés, mais heureux. Ils avaient repoussé l'invasion savoyarde, dernier épisode en date d'un conflit qui n'osait pas dire son nom. Depuis des années, les escarmouches se multipliaient Nos compatriotes ravageaient volontiers les terres du duc Charles-Emmanuel. De 1589 à 1601, ils avaient même occupé le Pays de Gex, que s'était alors arrogé Henri IV. On peut lutter contre ses ennemis, pas avec ses amis. «C'est une histoire extraordinaire», explique Olivier Fatio, auteur l'an dernier avec Béatrice Nicollier du beau livre Comprendre l'Escalade. «Les Genevois auraient bien voulu reprendre la guerre. Charles-Emmanuel n'avait rien abandonné de sa superbe. C'est l'Europe qui les empêchera de se battre. Elle amènera à la table de négociation des gens qui n'avaient aucune envie de s'y asseoir.» L'Escalade mettait en danger un fragile équilibre après des décennies de guerres de religion. Il ne fallait pas y toucher. Avec raison! La prochaine fois que cet ordre se verra menacé, ce sera à Prague en 1618. Commencera alors la Guerre de Trente Ans, la plus meurtrière que connaîtra jamais le continent. Trois thèmes martèleront les discussions. Le premier est militaire. Les Genevois veulent le sabordage de la flotte, savoyarde sur le Léman et le démantèlement des forteresses sur un rayon de 4 lieues (environ 18 kilomètres). «La souveraineté implique la renonciation perpétuelle de la Savoie sur la ville.» Les pourparlers échouent après deux mois. Il faut la France et les cantons helvétiques «neutres» - c'est-à-dire liés ni avec Genève, ni avec la Savoie -pour les faire reprendre. Ces Suisses se proposent comme intermédiaires. D'accord ! Mais seront-ils de libres arbitres, avec pouvoir de décision, ou de simples médiateurs? Plutôt des médiateurs. Voilà qui ne facilitera pas un accord, d'autant plus que Genève aimerait maintenant bien s'agrandir un peu, en allant du Jura au Vuache, afin de désenclaver son territoire. |



