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Théodore de Bèze naquît le vingt-quatre juin 1519 à Vézelay dans une maison Renaissance. Il est le cadet d’une fratrie de sept enfants. Fils de Pierre de Bèze, né à Tonnere d’une famille de petite noblesse du Nivernais. Pierre de Bèze est le Seigneur de La Celle-Sur-Loire, Sieur de La Celle-Sur-Eure et Bailly de Vézelay. Sa première épouse et mère de ses sept premiers enfants se nomme dame Marie Burdelot. Cette dernière est fille de (n) et de noble (n) Escarlatte, et issue d’une famille de puissants grenetiers. Au décès de celle-ci vers 1523, succède en l’an de grâce mil cinq cent vingt-quatre, le dixième de novembre le mariage en secondes noces avec dame Perrette Tribolle, veuve de Jean Perron. Avec elle, Pierre de Bèze a six enfants.

« Théodore de Bèze naquît chétif et malingre et selon son propre aveu, plutôt mort que vivant, de plus, à l’âge de cinq ans, c’est à peine s’il était sorti du berceau1 ». Il réside dans son village natal jusqu’à l’âge de deux, trois ou quatre ans.

Nicole de Bèze est un des oncles paternels de Théodore et lors d’une de ses visites, il y fait référence que celui-ci s’est pris d’affection pour ses neveux, mais s’attache tout particulièrement au petit dernier et élève ce dernier2 jusqu’à ce qu’il atteigne une dizaine d’années. Nicole est en 1515, conseiller au Parlement de Paris, en 1531, il est Prieur de Saint-Eloy-lez-Longjumeau et il est également entre autres Abbé de Cervon en 1507.

C’est à Paris que Nicole de Bèze entend dire avec grand éloge qu’un humaniste allemand Melchior Wolmar enseigne à Orléans et que ce luthérien occupe la chaire des langues grecque et latine. Melchior Wolmar était en son temps, un des meilleurs hellénistes et ce qui, pour Nicole de Bèze, ne pouvais être de meilleur choix pour parfaire l’éducation de petit Théodore de Bèze.

Alors qu’il n’était encore qu’un jeune écolier, Théodore de Bèze croise dans la maison de Melchior Wolmar, un étudiant du nom de Jean Calvin et qui, on le saura bien des années plus tard, se retrouveront à Genève.

C’est à la demande de Marguerite d’Angoulème que Melchior Wolmar se rend à Bourges avec un certain nombre d’élèves, dont le petit Théodore de Bèze.
L’affaire des placards qui surgit aux alentours de 1534 ou de 1535, a pour conséquence d’envenimer la situation d’une Réforme déjà précaire et de conduire la persécution des réformés, ce qui oblige Melchior Wolmar à s’exiler en Allemagne.

C’est à la demande de son père Pierre de Bèze, que Théodore dut se rendre à Orléans pour y terminer ses études de droit, où il fut reçu licencié en droit le onze août 1539.
Théodore de Bèze a vingt ans lorsqu’il monte sur Paris en l’an 1539. La vie parisienne de Théodore est très aléatoire et énigmatique, car, facilité par une fortune personnelle des bénéfices ecclésiastiques, il aurait pu mener une brillante carrière, soit en appliquant des plaidoiries en tant qu’avocat grâce à sa licence de droit obtenue peu de temps auparavant, soit en célébrant l’office divin en tant que prieur, car, Théodore de Bèze est également prieur commendataire en l’an 1546, mais la même année, il résigna ses charges. Quoi qu’il en soit, il semblerait que Théodore de Bèze ait choisi un autre chemin, le chemin de la poésie et celui de la débauche.

Premièrement, il subsiste cependant un grand flou de la date et du lieu exact concernant le mariage de Théodore de Bèze avec dame Catherine Denosse.

Deuxièmement, un autre fait a été également relaté que, si Théodore de Bèze ne ce serait pas enfui de France, celui-ci aurait été condamné au feu : « un arrêt du parlement était lancé contre lui, ses bien étaient mis sous séquestre et, le trois mai 1550, il était, par contumace, condamné au feu3».

Pour finir, plusieurs ouvrages mentionnent que Théodore de Bèze serait tombé malade et que ce n’est qu’à ce moment précis qu’il aurait eu une révélation, une lumière lui indiquant le chemin de la vérité.


1 BABEL Henry, L’Escalade, Édition de la Compagnie de 1602, vol. VI. 1978 – 1987, p.87, Genève.
2 Théodore de BÈZE et Vézelay, correspondance de Bèze, 1960 – 2009, t.III, p.43, 12 mars 1560.
3 M. BOUCHERAT Jean-Luc rencontré le 19 juillet 2011 aux archives départementales de la Nièvre, ses Documents Généalogiques, Nevers.

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